Coucou ! Je m'appelle Lisa, je suis née le 12 novembre à 3h17 ! Bisous à tous !
Coucou ! Je m'appelle Lisa, je suis née le 12 novembre à 3h17 ! Bisous à tous !
Salut tout le monde !
Vous êtes sûrement déjà au courant qu'un très heureux événement se prépare à Frontignan...
Pour vous aider dans votre recherche d'un joli cadeau qu'on ait pas déjà en trois exemplaires, on a pensé à mettre sur ce blog une liste de choses dont on aura besoin.
Vous nous connaissez bien, on est un peu allergiques à la sur-consommation et plutôt partisant du récup, recyclé, éthique, local, artisanal, etc. C'est pour ça que cette liste ne renvoie pas chez une seule boutique, mais on vous laisse le choix de fabriquer vous même, de chiner dans une brocante ou sur le bon coin et tout simplement de vous faire plaisir !
Important : une fois votre choix fait, n'oubliez pas de nous prévenir pour qu'on retire de la liste ce qui a déjà été acheté, en laissant un commentaire ou en envoyant un petit mail.
On espère que vous trouverez une idée qui vous fera plaisir ! D'avance merci beaucoup !
Des bisous !
Des couches lavables (évolutives ou 1er, 2ème ou 3ème âge) ce qui comprend en réalité :
Une dizaine de culottes de protection : en PUL, polaire ou laine
Des inserts ou couches ou langes qui absorbent
Des paquets de lingettes biodégradables pour mettre dans l'insert
Un petit sac à couche imperméable pour quand on est à l'extérieur (type sac de piscine)
2 ou 3 snappis (pour accrocher le lange)
Tous modèles seront les bienvenus, quelle que soit la marque ...
2 biberons petits modèles en verre ou inox ou PES + tétines et un goupillon pour nettoyer le bibi
Un ensemble : assiette, bol, tasse, couverts bébé, à partir de 6 mois, en inox ou en plastique sans bisphénol
Du liniment Gifrer (en pharmacie)
Une huile de massage bio pour bébé (de chez Weleda par exemple)+ pourquoi pas un livre de massage...
Crème lavante corps et cheveux bio
De l'huile d'amande douce bio
Une petite brosse à cheveux bébé sans bisphénol
Une petite brosse à dent sans bisphénol
Des petites lunettes de soleil taille 6-9 mois
Une crème solaire bébé sans paraben ni allergènes
Une couche / maillot de bain anti fuite 4-6 mois
Une combi maillot de bain anti UV 6-12 mois
Un chapeau, bob ou casquette 6-9 mois
Une petite robe 3 mois
Des chaussettes/chaussons taille 3-6-9 mois
Une paire de gants en laine 1 mois
Un ou 2 disques de berceuses
Un ou 2 livres de jolies contes d'ici ou d'aileurs ...
Des livres pour bébé et imagiers
Une boîte à musique
Un mobile en bois
Un hochet sans bisphénol
Des doudous !
Un album photo
Un cadre photo pêle mêle
Un album de souvenirs de ses premiers jours et premiers mois dans la vie
Des caches prises
Des bloque-poignées de placard
DeuxUne alèze pour petit lit
Deux draps housse
Voilà un peu nos idées ... , on vous remercie de tout coeur et on vous dit à bientôt pour la bonne nouvelle !!!
Si vous cherchez à nous contacter pour échanger sur cette expérience, sur le "tourisme solidaire", les jardins familiaux, la permaculture, le meilleur moyen reste de cliquer sur "Ecrire un commentaire". N'oubliez pas de remplir le champ "votre email" dans la fenêtre de rédaction du commentaire, ce qui nous permettra de vous recontacter !
Nous voilà de retour depuis un mois déjà ! Après la période de réadaptation et la reprise du cours normal de nos vies…, on a pris un peu de temps pour réfléchir à ce qu’on a retiré de notre voyage et qu’on voulait partager avec vous.
D’autres points de vue
Ce voyage nous a permis de voir certaines conséquences concrètes des grands problèmes environnementaux et sociaux de ce monde :
- les dérèglements climatiques : retard de la saison des pluies et ses conséquences sur l’agriculture.
- la perte de la biodiversité aves les menaces qui pèsent sur la forêt équatoriale pour l’exploitation du bois, du pétrole…
- les inégalités entre pays du Nord et du Sud, qui s’expliquent par l’appropriation des ressources par les pays du Nord. Ces pays riches en ressources naturelles sont restés pauvres à cause de décennies de colonisation et ça continue aujourd’hui avec le pétrole, les minéraux, les monocultures d’exportation (café, canne à sucre, bananes), les bois tropicaux…
- la perte des cultures locales et des savoirs ancestraux face à l’attrait du mode de vie occidental, véhiculé par les échanges mondiaux, par les médias ou les entreprises.
D’autres actions concrètes
Ce voyage nous a également permis de découvrir et de participer à des solutions mises en place là-bas pour lutter contre ces grands problèmes et dont on aurait tout intérêt à s’inspirer :
- les actions de l’association Tamia Yura visent à préserver la biodiversité et l’autosuffisance alimentaire. La famille a conservé et revendique un mode de vie simple, refusant de céder aux sirènes de l’occidentalisation.
- avec le même objectif mais pas le même point de départ, la famille anglo péruvienne de Tatiana et Andy fait le choix de revenir vivre simplement sur leurs terres et cherche à être autonome en tout.
- les actions de développement local de Ahuana et Mano a Mano permettent de lutter contre les situations d’extrême pauvreté et de réparer, même ponctuellement, les injustices en donnant accès à l’éducation, aux soins. En redonnant confiance, en formant et en responsabilisant, cela permet de les rendre acteur de l’amélioration de leurs conditions de vie sur le long terme.
- la valorisation et la conservation de la culture locale : avec par exemple la conservation des plantes natives, notamment médicinales, avec le groupe de danse, à Tamia Yura ou le projet de tourisme communautaire d’Ahuana.
- l’importance des liens sociaux, du collectif, de la solidarité dans la culture indigène, où les lieux de vie s’appellent communautés et non village, où les gens s’entraident encore par les travaux communautaires, les « mingas ». Et où le lien familial a encore une place très importante.
Le plein de leçons de vie
La simplicité
Une des grandes leçons aura été celle de la simplicité : le bonheur n’est surement pas lié à l’abondance, la preuve, on a vécu plus qu’heureux pendant trois mois avec le contenu de 3 sacs à dos ! Quel contraste avec nos placards pleins à notre retour !
On a vécu très simplement avec Edwin dans sa shakra à Tamia Yura. Une vie durablement en accord avec l’environnement, un rythme de vie calé sur celui de la nature, une ouverture aux autres par l’accueil de volontaires et à l'écoute de leurs vrais besoins, voilà leurs clés du bonheur !
Rien à voir avec notre mode de vie occidental insoutenable pour la planète et pour les hommes, où on est déconnectés de la nature et qui incite à l’individualisme...
Nos choix à l’avenir seront marqués par ce constat !
L’être plutôt que l’avoir
Les belles rencontres que nous avons pu faire tout au long du voyage ont été autant de leçons d’humanité.
Une des grandes leçons : chacun peut se bouger et changer les choses s’il le veut vraiment, s’il accepte de faire des efforts, et souvent des sacrifices au profit des autres, bref, le pouvoir de l’altruisme. On ne revient toujours pas de la détermination de Sylvie de l’association Mano à Mano, et de Simone d’Essor Ecuador, du dynamisme de Tatiana et son père Angel de Quellomayo et des efforts du padre Pierrick pour que son église soit engagée pour la dignité de ses fidèles.
Autre grande leçon : même ceux qui ont peu (matériellement parlant car humainement, c’est autre chose !) luttent constamment contre les difficultés, sont accueillants, ouverts en toute simplicité et avec parfois une joie de vivre et une envie de se battre à vous en couper le souffle, tout le contraire d’ici où malgré tout ce qu’on a, tout le confort, on est individualistes et insatisfaits !
Jorge le couchsurfer de Quito, sa chaleur, son hospitalité si naturelles restera un exemple pour nous. De même que l’ouverture et la gentillesse d’Alicia et Camillo, les parents de la famille de Tamia Yura et le respect et la fierté pour les mineurs et leur culture de Willy, notre guide dans les mines de Potosi.
Et bien sûr, la spontanéité, la sympathie, l’amitié partagée avec des voyageurs ou des gens de là bas, rencontrés dans les associations, en couchsurfing ou dans la rue, avec qui on a partagé un sourire, un éclat de rire, quelques phrases ou avec qui on a fait un bout de chemin…
Des rencontres comme celles-là vous donnent vraiment envie de vous améliorer !
Autres réflexions
- La fausseté des rapports marchands, l’importance de rapports humains ! On a bien vu la différence dans les relations qu’on a pu lier avec les gens qu’on payait (hôteliers, guides) et ceux qu’on ne payait pas (couchsurfers, hôtes wwoof,…)
- Le bien fondé du développement local. Le développement par la création de micro-entreprises parait nécessaire pour améliorer la condition des gens et rétablir un équilibre Nord/Sud. Mais doit-on imposer notre modèle de développement, alors qu’on connait ses méfaits ? Quels sont les améliorations alternatives qu’il faut promouvoir ?
- L’impact du tourisme sur les locaux : nouvelles inégalités, dépendance, modifications du mode de vie, perte de culture, image du Nord véhiculée par les touristes érigée en idéal.
Cependant, on a aussi vu des manières de faire du tourisme plus respectueuses. Des structures comme le Wwoof, le couchsurfing ou certains voyages solidaires et un certain état d’esprit de la part des touristes permettent de rendre la rencontre vraiment constructive pour les deux parties.
Et concrètement… ?
Pour répondre à la question : « Et qu’est-ce que ça a changé concrètement dans votre vie ? »
D’abord, ça nous a changé nous ! On a l’impression de s’être un peu plus ouvert les yeux et le cœur !
Ensuite, c’est difficile de détailler concrètement tout ce qui va changer mais on peut dire que ça nous a donné envie de poursuivre et concrétiser des actions, des choix qui sont en accord avec toutes ces convictions que le voyage a renforcé. Ce qu'on a découvert du mode de vie de là-bas et des conséquences de nos actions d'ici fera toujours écho au moment de faire des choix.
Etre à l'écoute de nos vrais besoins avant de consommer. Puis faire des choix de consommation en réfléchissant à leur impact sur la nature et les hommes. Par exemple soutenir une agriculture locale, respectueuse de la terre et du producteur en adhérant à une Amap.
Nous engager pour faire avancer le projet de jardins collectifs écolos sur notre commune et ses objectifs : retrouver le rapport à la terre, favoriser le lien social, éduquer à
l'environnement.
... et plein d’autres choses encore que la vie nous réserve !!!
"Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde."
"Vivre tous simplement pour que tous puissent simplement vivre."
Gandhi
Coucou les copains !!!
Ben voila !!! Apres notre escapade a Coroico, bien reposante ou on a juste ... rien fait (on se serait cru en lune de miel ... :-) ), nous voila revenu la ou tout a commence ... !!!
On est aussi revenu loger chez notre couchsurfeur quiteño prefere, ou on avait loge a notre arrivee, pour notre plus grand plaisir ! On a passe une soiree foot et biere ...hihi ! car c'etait la
finale de la "liga des campions" sud-americaine avec l'equipe de Quito en Equateur contre le Bresil ... C'etait chaud !! mais l'Equateur a gagne la coupe !!! Donc c'etait la fiesta !! On a bien
rigole !!
Et maintenant, on se prepare a s'envoler dans 5 heures de Quito a Madrid ... Ca fait tout bizarre, mais on est bien content !!
A tres tres vite alors !!!!! On espere vous revoir tous bientot pour vous raconter les milliards de choses qu'on n'a pas ecrit !!
Et au fait, pensez pas que c'est le dernier article, d'accord ?! De retour a la casa, on a envie de se poser pour debriefer, ceci pour nous permettre de prendre du recul et d'en retirer le
meilleur ... Ca nous permettra de vous detailler un peu plus et partager avec vous les reflexions qu'on a pu se faire et d'avoir vos avis !
Apres encore quelques hesitations, on se decide a aller visiter Potosi, ca fait un detour plutot que de retourner directement a La Paz, mais on a encore quelques jours devant nous !
Potosi, c'est une ville qui s'est construite a cote du "Cerro Rico", une montagne qui contient le plus grand gisement d'argent de toute l'histoire. Des mines sur cette montagne ont ete exportes
au temps de la colonisation des tonnes d'argent vers l'Espagne, ce qui a permis a l'economie de l'Europe de decoller et d'injecter les capitaux necessaires a la naissance du capitalisme !
Pour exploiter ces gisements immenses, les espagnols ont organise le travail force des indigenes, puis de noirs venus d'Afrique quand on a decrete que les indigenes avaient une ame aussi... Des
milliers de gens sont morts dans cette montagne !
Le travail continue aujourd'hui, on a eu l'occasion de visiter les mines avec un ancien mineur, qui a maintenant une agence de voyage. Il nous a parle des histoires et de la vie des mineurs, de
leurs croyances, des prieres qu'ils font a la Pachamama et au Tio (le vieil ami), gardien de la montagne. Il nous a explique que les mineurs tiennent 8 a 20h d'affilee sans manger en machant des
feuilles de coca et en buvant de l'alcool a 96 degres (dilue quand meme !)
On avait peur que la visite des mines ne soit un peu comme une visite au zoo, ou on regarde les mineurs travailler et on leur offre les feuilles de coca et les boissons qu'on nous fait acheter
avant. Mais par chance, la visite avec Willy est tres respectueuse, il passe beaucoup de temps a nous raconter l'histoire de ces gens et leurs coutumes, on a vraiment l'impression qu'il est des
leurs, qu'il a lui aussi passe du temps ici. Il nous raconte qu'il est la fierte de la famille, que son grand pere et son pere, tous deux morts dans les mines, etaient toujours fiers de raconter
leur culture de la mine aux gens de passage.
La discussion avec un vieux mineur de 55 ans qui travaillait dans le meme trou depuis ses 16 ans nous a pas mal emus...
Contrairement a ce qu'on pourrait le croire, les mineurs sont tres fiers de leur travail a la mine et de la culture qu'il contient. Ils sont fiers de perpetuer cette tradition malgre les
conditions de travail quasi inhumaines et le systeme de cooperative qui en fait privilegie les proprietaires et les intermediaires, les mineurs gagnant une misere !
A part les mines, Potosi est aussi une ville tres riche en monuments coloniaux, du fait de la richesse de la montagne ! Une ville coloniale, quoi ! On a trouve la vie tres animee et on s'est meme
fait une soiree cinema, trop sympa ! Un film bolivien tourne sur les bords du lac Titicaca a Copacabana !
Voila, c'etait la derniere etape de visites de notre voyage, apres ca il nous reste 3 jours de repos integral a Coroico, ville au climat tropical a 3h de La Paz, on va enfin faire quelquechose
qui ressemble plus a une lune de miel : farniente au bord d'une piscine, confort moderne et sommeil a volonte ! La transition avant le retour a la vie moderne francaise !
A tres bientot !
C'etait une des etapes incontournables pour nous de la Bolivie, on venait y chercher le plein de paysages, on a pas ete decus !!! Pour visiter cette region il faut (on sait pas si c'est
possible autrement), passer par une agence qui organise des tours en 4x4 (et oui, c'est pas tres ecolo !!!) au depart d'Uyuni. Pas facile de savoir si on peut faire confiance, on se lance avec la
deuxieme agence qu'on rencontre, pas franchement rassures. Finalement, malgre quelques trucs un peu de travers, ca c'est bien passe !
On a donc passe 3 jours a se ballader dans les paysages enormes de cette region :
Le Salar, un desert blanc sur des kilometres qui eblouit les yeux !
Une ile posee en plein milieu remplie de cactus, Incahuasi, on se croirait encore sur une autre planete !
Des lacs de toutes les couleurs : blancs, rouges, le dernier est vert, avec des flamands roses. Le tout entoure de volcans et de montagnes aux couleurs hallucinantes : blanches, rouges, vertes, a
cause des minerais qu'elles contiennent !
On traverse aussi des deserts de sable avec des rochers immenses qui se balladent au milieu.
Le dernier jour, on va voir le lever de soleil a cote de geysers qui crachent leur fumee brulante dans l'air glacial du matin, on est a presque 5000m d'altitude !!!
Apres ce lever de soleil hallucinant, on va se baigner dans des sources thermales au bord d'un autre lac. L'eau est bouillante par rapport au froid, il est 7h du matin, on est dans l'eau
chaude, a cote des flamands roses, c'est enorme !
Le groupe avec qui on a fait ce tour etait vraiment excellent ! Ignacio, un jeune espagnol, Yonatan, un jeune israelien, Ivan du Guatemala, prof de photo et Jorge et Scarlett, ses deux eleves !
Super ambiance dans le groupe, on a trop rigole, les photographes etaient aux anges, ils ont fait des photos vraiment enormes ! On a joue avec les ombres, avec les etoiles et la lune le soir,
trop excellent ! Ca a vraiment participe a faire de ces trois jours un super souvenir ! On est rentre avec des paysages plein les yeux, les fesses en compote apres les 7h de 4x4 pour le retour
!
Nous voila debarques apres une nuit de bus a la Paz, ville enorme batie entre 3600 et 4200 metres d altitude, qui s etend donc sur les vallees et montagnes de la Cordillere royale. On avait peur
qu il fasse froid mais non, il fait un soleil de plomb. On est haut, certes, mais pas bien loin de l'equateur !! On descend une enorme rue, nos gros sacs sur le dos, et la rue en question
fourmille de marchands installes tout le long de la rue, un peu comme un gros marche, sauf que ce n'est pas un marche, c'est juste tous les jours comme ca ! Et les voitures passent aussi dans la
rue, c'est un gros bordel, il n'y a pas vraiment de trottoirs. Beaucoup de gens sont marchands de rue ici, et ces "bouibouis" sont ouverts tout le temps ! On voit que c'est bien local, pas de
trucs a touristes genre bonnet peruvien et tout, juste des trucs utiles pour les gens d'ici, dont pas mal de fringues, lunettes, chaussures et autres de contre facons et de "petit bordel" chinois
...
La societe de consommation est bien arrivee jusque la !
On retrouve notre hote couchsurfeur qui nous emmene chez lui, dans un quartier chicos au sud de la ville ... Nous on hallucine en silence de voir ces maisons de ouf, genre quartier a
l'americaine, avec baies vitrees enormes sur 2-3 etages... Et voila sa maison bleue, on rentre et ... puree ... !! Trop beau genre hotel 4 etoiles pour nous..., ca faisait longtemps qu on etait
pas entres dans une maison aussi belle, ca nous fait un choc !! On est trop impressionnes de ce confort inhabituel ! La maison est spacieuse, avec de la couleur, des tableaux au mur tout
modernes, ... rien que pour lui !!
Du coup, vu qu'il a 2 chambres en trop, il accueille des couchsurfeurs comme nous ! On a droit a une chambre hyper grande, ca nous fait drole !
Il nous demande de lui parler francais, il l'a appris notamment avec le couchsurfing !! Trop fort !! Le soir on dine avec sa copine et 2 autres couchsurfeurs americains tres sympas, c'est une
ambiance sympa, on cuisine une quiche aux legumes et notre hote avec l aide des amerloques cuisine un plat indien au poulet ! On echange, on partage, on rigole bien toute la soiree, puis ca se
finit par un film americain un peu cul mais drole sous titre en espagnol !
Le lendemain matin, on dejeune des supers "pains de batalha", genre mini baguette, qui ressemble enfin au pain francais, un delice ! Ceci autour d'une discussion sur les prochaines elections
presidentielles, le 6 decembre et sur la tres probable re-election d'Evo Morales.
On debarque a Copabana, petit village touristique au bord du lac cote bolivien. Il y a une tres belle cathedrale en l'honneur de Notre Dame de Copacabana, toute blanche, au style un peu byzantin,
on se croirait vraiment en mediterrannee ! C'est un centre de pelerinage important. C'est du nom de la vierge d'ici qu'est nommee la plage de Rio de Janeiro !
Le matin, les gens viennent faire benir leur voiture qu'ils decorent de plein d'objets, le pretre asperge l'auto d'eau benite, puis le proprietaire et toute sa famille font peter des petards et
boivent de la bierre ! On n'avait vu benir des voitures qu'a Notre Dame de Fatima au Portugal !
Apres avoir mange une excellente truite au marche, specialite du coin, servie sur une montagne de riz et de patates de toutes les couleurs, on part pour la visite de la Isla del Sol. 1h30 de
traversee pour rejoindre ce bout de terre qui etait un lieu sacre pour les Incas. A l'origine du monde, le soleil et la lune, dieux incas, sont censes avoir emerge du lac a cet endroit !
On pose nos sacs dans un des nombreux hotels de l'ile. Le lendemain nous partons pour une super ballade qui nous fait faire tout le tour de l'ile. Du cote ouest, le paysage nous fait penser a
l'Ecosse, les paturages sont battus par le vent, il fait bien froid, c'est le matin, les gens amenent leurs betes (lamas, moutons, anes) a paitre. Un des berges monte en jouant de la flute !
Moment magique, sa musique resonne dans la vallee, on se demande comment il ttrouve de souffle de grimper et de jouer en meme temps ! On est a 4000m d'altitude ! Plus loin, un joue de la
trompette ! En debut d'apres midi, on arrive de l'autre cote de l'ile,a l'abri du vent, le climat change completement, il fait bien chaud et le paysage nous fait penser a la Mediterrannee : eaux
turquoise, criques rocheuses, bosquets d'eucalyptus, ca pourrait etre le Cap de Creus ou la Corse !
Les villages de l'ile sont installes de ce cote, evidemment, on croise les gamins qui rentrent de l'ecole.
On arrive au bout de la marche (6h pour faire le tour, quand meme !), tout juste pour reprendre le bateau pour Copacabana ! On est bien claques, mais ca vallait tellement le coup, on a marche
tout seuls pendant presque toute la journee !
On passe la nuit suivante a Copacabana, le lendemain depart pour La Paz. Manque de chance, il y a une greve, ou "bloqueo" des proprietaires des bacs qui doivent nous permettre de traverser le
detroit de Tiquina, le projet de pont va les priver de leur travail : faire passer les gens et les voitures sur leurs bateaux ! On achete un billet de bus pour contourner le probleme : retour au
Perou, passage d'une autre frontiere et trajet vers La Paz. Finalement, le lendemain, la greve est finie, mais impossible de se faire rembourser nos billets, les compagnies de bus profitent bien
des gringos en periode de greve, pour leur faire payer le prix fort. On a donc perdu 12 euros (bah...) mais on avait surtout pas envie de perdre notre temps a aller faire tout le tour !
Mention speciale pour la proprietaire de l'Hostal Sonia a Copacabana, qui a ete trop trop sympathique ! Militante, elle voulait denoncer les tarifs des compagnies de bus en periode de greve, elle
nous a indique un moyen de contourner le probleme sans se faire arnaquer, puis nous a finalement annonce que la greve etait finie, sans elle on serait tombe droit dans le panneau, sans se rendre
compte de rien !
Apres la vallee sacree, nous partons de Cuzco vers Puno sur les bords du lac Titicaca.
Nous partons visiter le site de Sillustani, sur l'altiplano, a 4000m d'altitude au bord d un lac plus petit. Le paysage de l'altiplano est impressionnant : c'est plat, horizon a perte de vue,
tres sec en cette saison (les pluies recommencent a peine) avec des champs laboures qui attendent les semences. Sillustani est un cimetiere pre inca, reserve a l'elite situe sur une colline
formant une presqu'ile. De grands chulpas (tombeaux) en pierre sont poses la, il y a aussi des lieux de culte du soleil ou de la pachamama (terre mere). Le lieu degage une impression de serenite,
on sent que les batisseurs n'ont pas choisi ce lieu par hasard.
Le lendemain, apres moultes hesitations, nous choisissons la formule classique de visite des iles Uros, Amantani et Taquile en 2 jours, on aurait bien aime faire a notre sauce, mais ca ne semble
pas possible a premiere vue... Le bateau nous depose d'abord sur les Uros, des iles flottantes faites en roseaux sur lesquelle vivent des gens dans des conditions rudimentaires et assez
difficiles ! On discute avec l'un des habitants qui nous fait visiter sa cabane, il etudie l'apres midi a Puno et reste sur l'ile le matin pour vendre son artisanat aux touristes qui passent...
Il y a quelques annees il ne restait que quelques iles flottantes, il y en a de nouveau depuis que le tourisme s'est developpe. Les gens vivent egalement de la peche et comme ils ne peuvent rien
cultiver sur leur ile artificielle, ils font du troc avec les habitants de la cote ! On sent que le tourisme est condition de leur survie aujourd'hui...
Prochaine etape, l'ile d'Amantani, ou nous allons dormir "chez l'habitant" ! En fait on se retrouve a 6 gringos chez Clara qui nous dit a peine bonjour en arrivant. On mange entre touristes et on
se fait proposer d'entree l'achat des fameux bonnets peruviens faits par la famille. Comme personne n'achete, Clara marmonne quelquechose en quechua... bref, on est pas mal decus par l'accueil !
On sent bien que c'est devenu un business et qu'elle nous considere comme des porte-monnaie !
A part ca, la ballade sur l'ile est agreable, la vue sur le Lac Titicaca en haut de l'ile est superbe, on s'est fait de bons copains voyageurs francais : Pauline et Julien, avec qui on passe de
bons moments !
Le soir on est super contents de pouvoir enfin discuter avec une des filles de la famille, elle nous dit que les gens d'ici ne vivent que d'agriculture pour leur propre consommation, les hommes
eux vont souvent travailler a Puno ou plus loin. Le tourisme a pas mal modifie la vie d'ici : l'argent a permis d'acheter des livres et des habits pour les enfants. Mais pour donner a manger a
tous les touristes, il faut aussi cultiver plus et des denrees nouvelles qu'ils ne cultivaient pas pour eux meme. Pour cuisiner au feu de bois, ils ont aussi plante des eucalyptus, originaires
d'Australie et qui appauvrissent beaucoup le sol. Ca nous fait pas mal reflechir a l'impact du tourisme sur cette ile : on espere que tous ces changements ne vont pas trop detruire l'equilibre de
l'ile ! Entre ca et le fait que la rencontre humaine n'a pas vraiment lieu, on se demande si ca valait vraiment le coup de faire venir des touristes ici !
Apres une soiree a la bougie, une nuit sous 6 couvertures bien chaudes et un petit dej' continental, on embarque pour l'ile de Taquile. Le ciel bleu se reflete dans les eaux du lac. De tout en
haut de l'ile, il y a moins de touristes et la vue a 360 degres sur le lac est vraiment enorme !
De retour a Puno, on part pour la ville frontaliere de Yunguyo, on galere avec nos derniers soles pour se payer une nuit d'hotel et un repas, on change avec difficulte quelques dollars pour
survivre jusqu'a la frontiere ! On passe la frontiere a pied au petit matin avec nos sacs sur le dos, moment bien rigolo, on a vraiment l'impression de changer de pays !
Et voila, nous voila en Bolivie, de ce cote de l'arche, de l'autre cote c'etait le Perou !